Dernière mise à jour: 30/06/2015

COLLOQUE FEBEA- FINANCE ÉTHIQUE ET CULTURE

Mardi, 30 Juin, 2015

Article publié par Credal,  membre FEBEA co-organisateur de la Conference

 

Le lundi 15juin, des représentants des banques éthiques et du secteur culture l europé en se réunissaient à Mons à l’initiative de la FEBEA et de Crédal. Plus de 100 personnes ont alimenté les discussions et ont débattu des pistes de collaborations possibles (souhaitables et souhaitées) entre le secteur culturel et de la finance éthique.

Le colloque a eu lieu au cinéma d’Art et d’Essai Plaza Art dans le centre de Mons. Un lieu inspirant pour une journée sur le thème de la culture.

Après un mot de bienvenue de Georges-Louis Bouchez, échevin de la ville de Mons, l’objectif du colloque a été introduit par Fabio Salviato (président de la FEBEA) et Olivier Gevart(administrateur de Crédal). Un objectif ambitieux : poser les bases de partenariats créatifs entre la finance éthique et la culture.

                 

Les secteurs concernés ont été balisés par Peru Sasia (Professeur d’éthique à l’Université de Deusto - Espagne - et membre de Banca Etica) et Sabine de Ville (Présidente de Culture et Démocratie).

Les banques éthiques sont portées par une profonde réflexion sur le droit au crédit et par une demande citoyenne d’orienter le placement vers le bien commun.

L’expérience culturelle est singulière, chacun d’entre nous est un être en culture. Elle est également collective et crée le commun, le partagé, le lien.

                  

Bernard Horenbeek (directeur de Crédal et vice-président de la FEBEA) a présenté un panorama de l’implication existante des membres de la FEBEA dans le secteur culturel.

Connaître nos clients, évaluer leurs besoins et leurs capacités à mener de nouveaux projets tout en analysant leur potentiel économique et leur capacité de remboursement est un défi permanent. Etre ouvert et nous adapter nous-même à l’innovation et à la créativité en est un autre.

Etienne Bonvin (Banque Alternative Suisse), Gaetano Giunta (Fondation Messine) et Jamal Youssfi (Compagnie des Nouveaux Disparus) ont donné des exemples concrets de collaborations existantes et novatrices.

                 

La journée s’est poursuivie par la présentation d’outils concrets au service de la culture, outils que la finance éthique pourrait se réapproprier. Maciej Szymanowicz (Commission Européenne) a présenté les actions de la commission en faveur du secteur créatif et culturel, notamment la mise en place d’un fonds de garantie pour les PME du secteur. Nicolas Wallet (directeur financier de Smart BE) a fait part du constat que les artistes sont de nouveaux entrepreneurs. « L’artiste travaille par projet et doit, comme les entrepreneurs, être outillé pour pouvoir développer son activité durablement. » Philippe Reynaert a démontré à quel point le cinéma a contribué au développement de la Wallonie.

                

Le colloque s'est clôturé par un débat modéré par Xavier Flament (responsable éditorial de la Fondation Mons 2015). Tony de Vuyst (directeur général de Point Culture), Fabio Salvatio(président de la FEBEA) et Bernard Horenbeek (directeur de Crédal) ont milité pour un décloisonnement respectif des secteurs concernés. 

«La mise en réseau des acteurs financiers et de la culture est nécessaire! Le secteur culturel travaillant par projet, il faut que ce mode de travail soit intégré dans le chef des financiers.» Le colloque est une formidable initiative pour favoriser ce rapprochement. «La mise en réseau est indispensable pour comprendre les besoins  de chaque partie en présence et pour installer la confiance en les parties prenantes. N’oublions pas que « faire crédit, c’est faire confiance ».

A la question, que fait-on maintenant? Les réponses sont multiples «Poursuivre le travail de mise en réseau, chacun dans nos pays respectifs mais également au niveau européen.» Et pour baliser cette collaboration, la FEBEA travaillera sur une charte formalisant l’alliance entre la culture et la finance éthique.

Présentations des orateurs